Le PNDV en région

27 janvier 2023

La vie du réseau
L'actualité de nos partenaires

vie-du-reseau-pndv
  • Janvier 2023 : Des efforts tous azimuts pour renforcer la lutte contre le court-noué

 

Le court-noué est une maladie virale qui affecte la longévité et le potentiel de production. Les virus du court-noué sont propagés par des nématodes.
Le projet Jasympt (coordonné par l'IFV, avec 13 partenaires dont l'ATVB, regroupés autour de l'INRAe de Colmar) se propose de renforcer les moyens de lutte contre la maladie du court-noué. Voir le programme : CLIQUER ICI

Un des volets du projet est d'étudier les symptômes de la maladie. S'il sont bien connus, leur nuisibilité est variable de faible à forte. Le pari est d'identifier et de tester les pratiques terrain qui limitent la nuisibilité du court-noué et retardent les recontaminations au vignoble.

Dans le Vaucluse, une taille tardive en situation de court-noué a permis de limiter les pertes, et ce gain de rendement a été observé et suivi par l'IFV. Les essais sont lancés pour suivre les impacts dans les autres vignobles.

En Bourgogne, Mariette Merley, à l'ATVB teste des modalités de taille tardive (au stade bourgeons dans le coton) vs une modalité de taille témoin (fin novembre) pour limiter l’impact sur le rendement associée au court-noué. Le décalage de phénologie induit, retarde le débourrement qui pourrait avoir lieu dans des conditions plus favorables, les deux modalités se rejoignant à la floraison. Un impact positif sur le rendement a été observé (à suivre en 2023).

 

 

  • 2022 : Chronique rédigée par Vincent Delbos des Pépinières GUILLAUME

 


Au niveau de la production :


Cet hiver, les opérations de préparation du matériel végétal et du greffage ont pu se terminer dans les temps mais avec beaucoup de difficultés à recruter le personnel nécessaire à notre métier très manuel.
D’abord un peu inquiets vis-à-vis de la qualité du matériel végétal et en particulier des greffons à cause de l’année 2021 peu propice à la mise en réserve (froid + mildiou), le printemps particulièrement doux a favorisé une reprise rapide des plants en pépinière.
L’été chaud et sec a ensuite pris le relais offrant des conditions propices au développement des plants grâce à l’irrigation dont nous avons eu cette année particulièrement besoin. Nous avons également eu la chance au niveau du Centre Est d’être épargnés par les orages de grêles qui ont provoqué des dégâts considérables sur certaines pépinières d’autres régions.
Grâce à ces conditions réunies, les plants ont aujourd’hui environ deux semaines d’avance par rapport à 2021 avec un aoutement déjà bien avancé. Nous commençons maintenant à démonter l’irrigation et enlever les paillages  en vue de préparer l’arrachage. Il faudra attendre l’opération du triage pour éprouver la solidité des soudures et connaitre les reprises finales mais nous espérons qu’elles seront globalement, au-delà des difficultés de reprise récurrentes de certains assemblages et variétés de porte greffe, meilleures que l’année dernière.

Au niveau des livraisons :
La sécheresse et les fortes températures n’ont en général pas affecté les plantations du printemps qui ont un peu tardé à démarrer mais se sont ensuite bien développées. En revanche, les conditions climatiques chaudes et sèches ont été assez préjudiciables pour les repiquages qui ont parfois subi un taux de mortalité important.
Cela souligne pour les complants la concurrence hydrique des souches voisines dès la première année. Vis-à-vis d’une nouvelle plantation, en repiquage, la préparation du sol (aération-décompaction) est aussi souvent trop limitée en terme de volume. Pour favoriser la reprise, il faut essayer de creuser des trous suffisamment larges et profonds afin d’offrir aux racines des complants un environnement meuble aussi bien pour leur développement que pour la rétention d’eau.
Les premiers symptômes de souffrance à la sécheresse pour un complant sont reconnaissables par l’arrêt de croissance (apex sec) puis le jaunissement des feuilles en partant de la base. Des années comme celle-ci, il faudrait pouvoir arroser les complants une voire 2 fois. Mais cette opération est loin d’être commune car très chronophage compte tenu de la dispersion au sein du parcellaire. Lorsqu’on peut arroser, il ne faut pas hésiter à mettre 3 à 4 L par pied en arrosant un rayon de 20 cm autour des complants.
Nous remarquons aussi que les repiquages précoces d’automne et d’hiver sont en général ceux qui s’en sortent le mieux ces années sèches car ils profitent du cumul des pluies hivernales. Il est en revanche impératif de butter ces plants pour éviter à la fois la dessiccation du greffon en repos végétatif et aussi les dégâts potentiels des gels d’hiver. Dès avril et à moins de gelées tardives, les plants peuvent enfin être débutés pour dégager le point de greffe.


La demande pour des repiquages « précoces » est donc en hausse mais les viticulteurs doivent savoir que le Traitement Eau Chaude obligatoire sur les plants contraint les pépiniéristes à un certain délai  opérationnel vis-à-vis  des premières livraisons de plants qui n’ont pas été traités avant greffage.
Mais en ayant réalisé les trous dès la fin des vendanges et moyennant ensuite buttage, les repiquages peuvent néanmoins s’étaler durant tout l’hiver à l’occasion des créneaux climatiques favorables.

Contact