Viticulture

05 juin 2018

Plan national du dépérissement du vignoble.

Depuis plus d’un an, toute la filière vigne et vin (interprofessions vitivinicoles) appuyée par FranceAgriMer se mobilise pour définir un plan national contre le dépérissement du vignoble. Elle s’engage dans une dynamique collective autour de 4 ambitions complémentaires.
Ambition n° 1 : un réseau d’acteurs pour promouvoir la formation et le transfert de bonnes pratiques.
Ambition n° 2 : production de plants en partenariat avec la pépinière viticole.
Ambition n°3 : coordination des réseaux d’observation du vignoble pour anticiper les crises et identifier les actions correctives.
Ambition n° 4 : une recherche répondant aux attentes de la filière dans un partenariat renouvelé avec le monde scientifique.

Ce  plan national de lutte pluriannuel s’appuie sur un travail d’inventaire critique des connaissances, réalisé par le cabinet BIPE en 2015. 70 facteurs susceptibles de contribuer de façon directe ou indirecte sur les dépérissements, ont été identifiés. Ils sont de 3 ordres : biologiques (bactéries, virus, ravageurs,…), physiques (stress hydrique, écosystème du vignoble…), ou en lien avec les pratiques culturales (taille, rognage, fertilisation, gestion des pathogènes…).
Cette étude a montré que les dépérissements de la vigne doivent être considérés comme un problème global. La connaissance scientifique ne résoudra pas seule ce problème complexe. Les dépérissements sont généralisés : 75 % de la surface viticole étant plantée avec des cépages sensibles. Le rôle des pathogènes est assez bien connu scientifiquement. Les effets de la parcelle, du sol ou encore l’impact du climat, de la physiologie de la plantes greffée ou encore les effets induits par les normes des cahiers des charges, le sont beaucoup moins. Les connaissances sont plus développées sur les facteurs influençant négativement le rendement plutôt que sur la longévité.

Le plan été construit en concertation avec tous les organismes et métiers concernés, de la production de plants à la vente de vin. Il est piloté par un conseil de surveillance et un comité de direction dans le cadre du CNIV. Ils sont assistés par un comité mixte qui associe notamment l’IFV, l’INRA et la FFPV (Fédération Française de la Pépinière Viticole), ainsi que les acteurs du conseil, du développement et de la formation.
Il a pour vocation de donner les clés aux viticulteurs pour limiter les dépérissements en tenant compte de leurs contraintes économiques et réglementaires. Parallèlement, un travail avec les pépiniéristes sur le matériel végétal est également nécessaire. De même, la recherche a un rôle primordial à jouer pour permettre de combler les lacunes identifiées via un programme scientifique co-construit à l’échelle européenne avec les équipes de chercheurs concernées.

Pour en savoir plus, consulter le document de présentation du plan national dépérissement du vignoble édité à l’occasion du séminaire du 7avril 2016.